Accueil Date de création : 13/09/07 Dernière mise à jour : 30/06/10 11:47 / 32 articles publiés

La VAE : Une opportunité pour tous en période de crise  posté le mercredi 30 juin 2010 11:47

La Validation des Acquis de l'Expérience permet d'obtenir un diplôme sans avoir à retourner sur les bancs de l'école. Une recherche sur Internet vous chalutera quantités de sites d'information sur le sujet.

L'objet de cet article est de faire le point sur l'intérêt de la chose et de présenter une offre d'accompagnement adaptée.

A titre personnel, il est évident qu'un diplôme, certificat ou titre crédibilise une qualification et en atteste la reconnaissance. Ainsi, ceux qui n'ont pas fait d'études et ceux qui travaillent dans un secteur professionnel où les diplômes sont arrivés après leur entrée dans le métier, ont une opportunité de faire valoir officiellement leurs compétences.

A quoi cela peut-il bien servir?

A l'heure où quantité de recruteurs ne recherchent que des diplômés, et où l'évolution de certaines carrières passe par des diplômes, il est indéniable que le recours à la VAE est un avantage.

Les demandeurs d'emploi qui postulent à des postes dans les services à domicile, l'entretien des locaux, l'indsutrie ou la grande distribution savent qu'être titulaire d'un diplôme est important. Il se trouve que Pôle Emploi a pris des mesures pour favoriser les parcours de VAE, même pour les chômeurs non indemnisés.

Est-il utile de s'étaler sur l'intérêt de profiter de son chômage pour obtenir un diplôme?

Pour ceux qui ont un emploi, à titre d'exemple récent, nous pouvons citer le cas d'un de nos clients, fonctionnaire de la DDE, confronté a un prochain transferts d'employeur vers la Région, qui se voyait barrer l'accès à un poste à responsabilités en raison de l'absence de diplôme professionnel dans son CV.

Par la VAE, il a obtenu le BAC PRO / Maintenance des matériels, option B - Travaux publics et manutention et le BTS Maintenance et après-vente des engins de travaux publics et de manutention en moins de six mois. Ce qui démontre que la VAE n'est pas forcément un parcours long.

Quel intérêt pour un employeur ou une entreprise d'inciter son personnel à utiliser la VAE, ou à accéder aux demandes de financement d'accompagnement VAE émanant de certains salariés?

D'abord, un salarié qui souhaite valider sa qualification est un élément positif. Il est peu probable que les démotivés et les accros de l'arrêt de travail de complaisance soient candidats à la VAE. Ensuite, valoriser les subordonnés est un aspect fondamental du management. Et dans le cas de la VAE, la valorisation est officielle!

Une PME qui ne compterait que des diplômés aurait d'ailleurs là un sujet de communication « porteur », comme on dit...

La crainte de voir le nouveau diplômé démissionner et voler de ses propres ailes? Outre que ce n'est pas interdit (combien d'artisans aujourd'hui prospères ont démarré ainsi?), il est possible de faire signer une clause de dédit de formation, s'il y a eu mobilisation de fonds du plan formation pour financer la VAE.

Enfin, quand on constate que seulement une à deux TPE/PME sur dix consomme de la formation, il est clair qu'utiliser des fonds de formation pour que des salariés préparent un diplôme chez eux, hors des horaires de travail habituels, est une opportunité à ne pas négliger...

Tout le monde aura compris qu'un parcours de VAE entre dans le cadre des actions de formation et d'accompagnement financées par les FAF et OPCA, et … Pôle emploi!

Que vous soyez donc employeur, DRH, salarié ou demandeur d'emploi, nous vous invitons à consulter le site dédiée à notre offre d'accompagnement de parcours VAE jusqu'au niveau BTS, où vous trouverez toutes les informations utiles sur le sujet : http://sites.google.com/site/vaeadistance/

Cordialement

Pierre Falgayrac

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FORMAMUT  posté le lundi 14 juin 2010 21:33

 

FORMAMUT

Pour FORMAtions MUTualisées

FORMAMUT est un concept adapté à la période de crise actuelle.

Il n'y a pas d'adhésion, pas de cotisation, pas d'assemblée générale, aucune contrainte.

Un simple engagement moral est demandé.

De quoi s'agit-il?

Mutualiser des entreprises autour de plusieurs thèmes de formations les intéressant en commun, et leur permettre de suivre davantage de formations que ce que leur budget FAF ou OPCA leur accorde.

Quel est le principe?

Un stage est financé par une partie du budget formation de quatre ou cinq entreprises.

Toutes les autres entreprises intéressées par ce stage sont invitées gracieusement, sous réserve de s'engager à financer plus tard, chacune à leur tour, d'autres stages sur d'autres thèmes, et ainsi de suite.

Ainsi, chaque entreprise peut suivre plusieurs stages, sans payer davantage que ses droits FAF (ou OPCA).

Comment cela fonctionne-t-il?

Le planning des quatre ou cinq prochaines formations figure ici http://www.hyform.com/formamut.html.

Vous inscrivez votre entreprise à celles qui vous intéressent (vous cochez d'une croix les stage retenus et remplissez le formulaire en bas de page).

Vous recevrez en retour des conventions de formation et des invitations, selon que vous financerez ou serez invité.

Peu avant chaque stage, tous les participants sont informés du nom des entreprises qui financent à cette occasion, et de ceux qui sont invités et s'engagent à contribuer pour de prochains stages.

En fait, la seule chose qui peut vous « coûter » est cet engagement moral pris devant tous ceux qui, comme vous, sont intéressés par plusieurs formations. Si vous ne le tenez pas vous ne profiterez plus de FORMAMUT, tout simplement.

Bien évidemment, si un stage ne réunit pas assez de participants payants, il sera annulé ou reporté.

Qui peut participer?

Toutes les entreprises, quelque soit leur taille et leur activité. Et même les demandeurs d'emploi, à qui nous réservons des conditions avantageuses (nous contacter directement sur info@hyform.com).

Le planning prévisionnel du second semestre 2010 de l'ensemble de nos formations inter entreprises figure icihttp://www.hyform.com/PF_pdf/Planning-formations-2010.pdf

Cordialement,

Pierre Falgayrac

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Les protocoles d’hygiène en Maison de Retraite et Établissements d'accueil  posté le jeudi 08 avril 2010 20:01

 

Le but de cet article n’est pas de dénoncer une nouvelle fois le manque de moyen en personnel dans les établissements assurant l'hébergement de publics à autonomie réduite et/ou santé déficiente, mais plutôt de démontrer qu’à trop se compliquer la vie, on accentue ce phénomène.

On entend par « protocoles d'hygiène » toutes les procédures de nettoyage et désinfection des surfaces et de l'air. Ils sont sensés décrire « comment faire quoi, et avec quoi ».

Les fournisseurs de produits d'entretien et  de désinfection abreuvent depuis longtemps leurs clients de belles affiches et documents variés illustrant et expliquant, par exemple,  comment nettoyer et désinfecter une chambre médicalisée, avec bien évidemment leurs produits « à eux ».

Lors de récentes interventions dans des maisons de retraite et établissements d'accueil ayant une section médicalisée, quelle ne fut pas ma surprise, en 2010, de constater:

- Qu'en un endroit, les protocoles d'un fournisseur « X » étaient appliqués avec les produits d'un fournisseur « Y »,  avec pour conséquence principale que la solution détergente/désinfectante séchait trop rapidement pour être efficace; 

   - Qu'ici, alors que le directeur pestait à juste titre contre les traces de lavages persistantes au sol, « qui en plus colle sous les pieds », les ASH  (Agents de Service Hospitalier) « rinçaient de temps en temps le sol à l'eau claire et bien chaude, mais en cachette »;

- Que là, l'absence d'un cadre hygiéniste pour les diriger n'empêchait pas les ASH de faire un travail que bonne qualité (avec des protocoles de bric et de broc, certes, mais surtout avec de la logique, issue de l'expérience acquise par les éléments les plus anciens dans la fonction);

- Qu'ailleurs, les protocoles que les ASH n'arrivent pas à respecter par manque de temps et de matériel, avaient été rédigés et validés par des personnes qui n'avaient jamais mis les pieds dans l'établissement, mais qui « sont compétentes grâce à leurs diplômes »; 

Que là-bas, on « cachait » des balais classiques, ou on empruntait « celui de la collègue qui nettoie les bureaux », « pour balayer les escaliers et de temps en temps le réfectoire quand il est trop sale », 

Pourquoi ces situations, bien plus courantes qu'on ne l'imagine?

Partout, la référence en matière de protocoles d'hygiène sont les brochures des C.CLIN (Centre de Coordination de Lutte Contre Les Infections Nosocomiales).   Citons par exemple et entr'autres, la publication en  ligne du  C.CLIN Ouest. « Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées », 2002 », et la brochure « Entretien des locaux dans les établissements de soins », C.CCLIN Sud Ouest, 1998, C.CLIN Ouest, "Hygiène de la restauration", 2001.

Parlons-en:

Premier constat : En matière de techniques de nettoyage et désinfection, ces brochures compilent des extraits choisis d'ouvrages bien connus dans le monde professionnel de la propreté. Rien de bien sorcier ou nouveau, donc;

Deuxième constat : Les comités de rédaction sont très majoritairement constitués d'infirmier(e)s, hygiénistes, médecins et d'une écrasante minorité des représentants des ASH, ceux qui sont chargés de mettre en œuvre les protocoles, « sur le terrain »;

Troisième constat : On y lit des recommandations, des préconisations, et des interdictions. Exemples: 

- «A supprimer : balais et balayettes en fibres naturelles et manche en bois. 

  - A supprimer: éponges, serpillères. 

- En présence de divers débris, on peut utiliser la raclette. 

- A éviter: grattoirs, tampons abrasifs.

- Balayage à sec interdit : arrêté du 26 juin 1974 réglementation des conditions d’hygiène relative à la préparation, la conservation, la distribution et la vente des plats cuisinés à l’avance, Ministère de l’agriculture, J.O. du 16 juillet 1974, 7397-7399»....

Dans l'esprit, que du bon sens, pourrait-on dire. Mais où cela conduit-il concrètement? Prenons comme premier exemple le balayage des sols des escaliers et du réfectoire.

Même là où des sols carrelés à joints larges et profonds rendent inappropriée cette technique de balayage humide, il faut utiliser systématiquement et impérativement un balais trapèze avec gaze à usage unique... 

D'où des situations ubuesques quand le sol d'un réfectoire est jonché de miettes de pain ou de gâteau : Les ASH passent un temps fou à les ramasser, à sec, avec une minuscule balayette ou une micro raclette, avant de repasser avec un balais trapèze...

Idem lorsque des escaliers sont plein de terre ou de déchets: Beaucoup de temps passé, le dos courbé, à balayer avec une balayette de jeu pour enfant ou une raclette de nain, toujours à sec, avant de s'enquiquiner (il n'y a pas d'autres mots!) à passer ensuite, mal, un balais trapèze.

Considérons comme deuxième exemple les systèmes de « balayage au mouillé », préconisés par certains fournisseurs, et largement adoptés par tous ceux qui se laissent séduire par l'argument de « rentabilité ». Pensez donc! Balayer et laver en une seule opération, quel gain de temps! On en oublie d'ailleurs les commandements du C.CLIN, qui édicte « Lavage toujours précédé du balayage ». Voire... Ce que l'on constate là où l'on fait ainsi, c'est que les sols sont marqués par des traces de franges, et que bien des coins et recoins sont chargés en poussière et particules. Quelle prise en compte remarquable de l'hygiène!

Que déduire de ces considérations?

D'abord, que ceux qui ont autorité sur les ASH ont  parfois bien du mal à se mettre à leur portée. A l'heure des « projets d'établissements » et autres « guides de bonnes pratiques  d'hygiène », j'affirme que c'est incongru.

Ensuite, que les diplômes et les statuts, quand bien même fussent-ils d'hygiéniste, ne donnent pas « par défaut » des compétences en manipulation de balais et lavettes. Par contre, cette compétence ne fait pas obstacle à la bonne compréhension d'un protocole et de fiches techniques de produits. A cet effet, je prends plaisir à écrire qu'à l'issue d'une formation en « hygiène et connaissance des produits », ce sont des stagiaires ASH qui ont décelé les incohérences entre le protocole qu'on leur demandait d'appliquer et les indications des fiches techniques des produits utilisés!

Enfin, les fournisseurs savent profiter de cette situation « d'incompétence de terrain » pour « informer » les acheteurs et leur vendre matériels et produits, généralement chers mais « aux normes HACCP » (rions ensemble). Les « partenariats » avec leurs fournisseurs, évoqués par certains acheteurs, me laissent parfois très dubitatifs. Des exemples? 

- Des chariots en parfait état mis au rebut pour laisser place à une « nouveauté » très chère, pas plus légère ou maniable, qui n'avait pourtant pas séduit les ASH

- Une ligne de produits haut de gamme « pour remplacer l'eau de Javel, interdite » (ce qui est totalement faux. D'ailleurs les CCLIN la citent  à plusieurs reprises)

- Et cette cadre hygiéniste d'avouer son incompétence en connaissance des produits d'hygiène, et qui s'en remet « totalement » à son fournisseur...

Bon, maintenant que j'ai bien égratigné les C.CLIN, quelques directeurs ou cadres hygiénistes autocrates et des commerciaux peu scrupuleux, qu'ai-je à proposer pour améliorer la situation «  sur le terrain »?

D'abord une relecture « par le petit bout de lorgnette » des publications des C.CLIN, et une adaptation du balayage « classique »:

Pour ne pas utiliser de « balais et balayettes en fibres naturelles et manche en bois », il n'y a qu'a utiliser des balais de cuisine, en fibres synthétiques décontaminables, avec manche en aluminium;

Pour respecter l'obligation (logique) de pratiquer exclusivement du « balayage humide », il s'agit d'humidifier régulièrement ces fibres avec un vaporisateur manuel rempli d'une solution désinfectante. 

La technique est simple: L'ASH humidifie régulièrement les fibres du balais redressé à hauteur de la taille (puisque les fibres sont toujours humides, il n'y a pas de risques de dissémination);

Au sol, le balais est manipulé par petits mouvements, avec le minimum de décollements; 

Le vaporisateur sert aussi à maintenir humide les balayures poussées au sol.

Il faut quelques minutes de démonstration pour que les ASH adoptent cette technique, peu déroutante et très « rentable » en terme de qualité et de temps.

Il n'est pas question de la généraliser à l'ensemble des locaux, mais partout là où le balayage avec balais trapèze fait perdre du temps (et de la qualité, quoiqu'on en dise), elle peut être utilisée, dans le respect des préconisations des C.CLIN et des bonnes pratiques d'hygiène: Escaliers, salles de bains exiguës  avec carrelage antidérapant, zones sales de réfectoires...

Passons au lavage des sols. 

Un des inconvénient des protocoles prévoyant seulement l'alternance de deux détergents dont un désinfectant, est que les sols s'encrassent forcément, avec l'accumulation d'un film résiduel gras, faisant ressortir traces de franges et de pas.

Il faudrait impérativement, et en toute logique, prévoir des lavages périodiques avec un détergent acide désincrustant, et des rinçages à l'eau claire. 

Mais qu'il est dur de faire comprendre ça à des chefs qui estiment « n'avoir pas besoin de la formation destinée aux ASH »!

Il se trouve que ces techniques figurent sur les protocoles d'hygiène élaborés en commun avec les ASH, en validation d'une formation tenue pour une maison de retraite publique. Et ces protocoles ont reçu l'approbation de la direction, de la responsable des achats et de l'infirmière en chef, qui ont beaucoup apprécié de suivre le module de formation sur la connaissance des produits.

Comme quoi, quand on sait raison garder, on peut satisfaire tout le monde avec un minimum d'analyse et d'esprit pratique, ce dont ne manquent pas beaucoup d'ASH.

En ce qui concerne les produits, je préconise à mes clients une politique de mise en concurrence par les critères techniques, et non plus par les dénominations d'usage. Cela revient à solliciter des offres pour, par exemple:

- X litres d'un détergent neutre non odorant, avec tensio-actifs anioniques, non ioniques et amphotères, à dilution d'utilisation de 1 à 2%;

- X  bidons d'un litre de récurant crème sanitaire à PH 9 avec séquestrant;

- X litres d'un détergent-désinfectant sans tensioactifs cationiques et agents de blanchiment chlorés (ou oxygénés), à dilution d'utilisation de 1 à 5%;

- X litres d'un antitartre à PH 4 à utiliser pur

  - X litre d'un détartrant à PH 2 à utiliser pur

- etc.

Nul doute que les fournisseurs sont ainsi obligés de jouer cartes sur table et proposeront peut-être un jour (et enfin!), des «détergents génériques », comme il existe des médicaments du même tonneau chez les pharmaciens.

J'arrête là mon propos, mais vous aurez compris qu'il y a en encore beaucoup à dire (dénoncer?) sur le partage des compétences et des connaissances dans les établissements d'accueil, médicalisés ou non, car c'est bien de cela dont il s'agit, en fait. 

Ce n'est aucunement un handicap, pour une maison de retraite, que les ASH sachent analyser un protocole d'hygiène et comprendre le contenu d'une fiche technique produit, au contraire même, non? 

Pierre Falgayrac

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La lutte contre les nuisibles en Industrie Agroalimentaire (IAA)  posté le samedi 05 décembre 2009 11:14

OU COMMENT LA DESINFORMATION INTOXIQUE L'IAA

Il ne s'agit pas d'intoxication alimentaire, mais cela a un rapport.

La lutte contre les nuisibles (rongeurs, insectes, oiseaux) en Industrie Agroalimentaire (IAA) est une exigence des normes internationales régissant les échanges commerciaux, dont la finalité est ce qui retrouve dans nos assiettes. Les plus connues de ces normes sont l'AIB, l'IFS, le BRC et l'IOP.

Des auditeurs vérifient régulièrement si les IAA satisfont toujours la norme adoptée. La majorité des IAA sous-traitent les prestations de lutte contre les nuisibles à des entreprises de dératisation, désinsectisation et désinfection (3D). Sur le terrain, ce sont les Responsables Qualité (RQ) qui supervisent/contrôlent la bonne conduite du contrat de lutte contre les rats, souris, blattes, mites, triboliums, demestres, oiseaux, etc.

Notre système économique faisant que les grands travaillent avec les gros, une poignée de ces entreprises de 3D se partage l'essentiel du juteux marché que représentent l'IAA et la grande distribution, sa principale partenaire.

Oui, mais voilà, très peu de RQ, et encore moins d'auditeurs, ne sont qualifiés ou suffisamment formés pour comprendre ce qu'il se passe réellement quand les applicateurs 3D interviennent dans leur entreprise, ou les tenants et aboutissants d'un contrat de 3D. La plupart ne comprennent même rien aux « rapports de sanitation » remis par leur sous-traitant...

Témoignages de RQ ayant récemment assisté à une de mes formations:

  •  
    • « Je ne comprends rien au fiches que l'on me demande de signer, mais du moment que je les ai, je suis tranquille en cas d'audit » (IAA « farinière »);

    • « J'ai la nette impression qu'on se moque de moi puisque je vois régulièrement des souris sur le site, alors que les fiches de passage indiquent qu'il n'y en a pas » (IAA fruits et légumes);

    • « L'auditeur était très content de voir la dizaine de postes d'appâtage le long de ce mur. Il a immédiatement coché « bon » pour le plan de lutte contre les nuisibles, sans rien vérifier d'autre, alors que nous avions pourtant des souris en zone de production » (IAA laitière);

    • « Ça fait douze ans que nous avons des mites, mais comme nous avons un contrat, des DEIV et des fiches de suivi corrects, les auditeurs nous notent bien » (IAA produits déshydratés).

C'est assez choquant, d'autant que les normes évoquées plus haut contiennent une quinzaine d'articles, dont onze en commun, sur la lutte contre les nuisibles; articles qui, s'ils sont parfois imprécis, ou au contraire directifs, N'IMPOSENT RIEN en matière de techniques de lutte.

Leur analyse met en lumière que certaines pratiques ou usages dans le milieu sont aberrantes, incohérentes, voire peu honorables.

Je veux parler du discours tenu par de pourtant « honorables » fournisseurs et prestataires « 3D » dans leurs plaquettes, magazines professionnels ou réunions d'information, où l'on lit et entend que les « exigences de l'IAA et de ses normes internationale obligent à utiliser certains types de matériel et interdisent tout poison en zone de production ».

Ce discours bien rodé et relayé par la majorité du milieu professionnel est ainsi parfois adopté à l'excès par des IAA elles-mêmes. Je viens de lire un document interne de bonnes pratiques d'hygiène (BPH) d'un grand nom français de l'IAA laitière, qui impose le « zéro toxique » en zone de production et d'emballage à toutes ses usines, s'appuyant sur une collaboration avec le prestataire 3D.

Et pourtant, jamais au grand jamais les normes AIB, IFS ou BRC-IOP n'exigent cela...

L'AIB dit: « Aucun appât toxique ou non-toxique n’est utilisé pour la surveillance à l’intérieur des bâtiments »;

et l'IFS: « La contamination du matériel de production et des produits par les appâts doit être évitée ».

Le BRC, quant à lui, ne dit rien du tout à ce sujet.

Sans parler de l'ISO 22000 qui ne demande rien d'autre que « la maîtrise des nuisibles », et de l'HACCP, qui est tout ce qu'on veut mais certainement pas une « norme », comme on le clame parfois à tort...

Le principal argument avancé est qu'il faut éliminer tout risque de contamination de la production, et qu'un rat ou une souris pourrait peut-être disséminer de l'anticoagulant là où il ne le faudrait pas...

Je fais le pari qu'une analyse micro biologique démontrera que même sans disséminer du poison, le simple passage de rats ou souris (qui ne se lavent généralement pas les pattes) est vecteur de contamination.

J'irai même jusqu'à oser penser qu'une petite colonie de rongeurs, qui ne risque donc pas d'être empoisonnée, est bien plus dangereuse qu'un jeune papa rat qui fait les courses pour son épouse et les enfants restés au terrier. « Courses » empoisonnées qui tueront toute la famille d'un seul coup, soit dit en passant...

Car c'est surtout dans cette situation que le risque de dissémination de « miettes » d'appât existe. Le reste du temps, le rat ne recrache pas ce qu'il a consommé sur le chemin du retour vers son terrier ou nid. Tout au plus peut-il laisser un peu de miettes ou reliefs de repas, comme nous, aux abords immédiats de son lieu de restauration.

Je passe vite sur les « appâts placebo », c'est à dire de la nourriture saine non empoisonnée, prônée par l'AIB et certains qui pratiquent (mal) la technique dite de l'appâtage préalable. Il s'agit d'habituer les rats à manger à un endroit, pour un jour les empoisonner (C'est une excellente méthode, plutôt difficile à maîtriser).

Que l'appât soit sain ou toxique, il s'agit toujours d'un « corps étranger » qui ne doit pas se mélanger à la production. La distinction toxique/non toxique est dés lors peu importante.

On voit donc fleurir chez les fournisseurs 3D des gammes de pièges mécaniques et nasses de piégeage, tous plus complexes et chers les uns que les autres. Les pauvres s'équipant avec des plaques de glu.

Le piégeage mécanique ou à la glu est une aberration. Si une colonie de rongeurs est en train d'infester les lieux, seule une minorité d'individus se fera piégée (le plus souvent des jeunes). Et le reste de la colonie évitera désormais tout ce qui ressemble et porte l'odeur de ce qui a provoqué les cris de douleur, puis la mort de compagnons. C'est un comportement des rats observé et connu depuis longtemps.

Le piégeage mécanique se justifie seulement dans le cas de rats dits « explorateurs », souvent solitaires le temps de trouver un nouveau territoire, ou de vieux rats proches de leur mort naturelle. Autrement dit, quand le risque est minime pour une IAA.

Dans le pur respect de l'esprit et la lettre des normes, j'affirme, preuves à l'appui, qu'il est possible de faire de la détection pertinente de présence de rongeurs, puis si besoin, des traitements courts avec appâts empoisonnés, avec un risque infime, voire nul, de contamination de la production.

Évidemment, cela ne se fait pas à coups de visites mensuelles... Tout en ne demandant pas plus de temps et d'argent qu'un contrat standard, où quantités de visites sont inutiles.

Passons aux insecticides. Quand « on » interdit d'appliquer des insecticides, même filmogènes (les « laques »), alors qu'on autorise de repeindre certaines surfaces, réalise-t-on qu'il y a incohérence?

Quand on interdit de traiter des chemins de câbles en hauteur, alors que pour appliquer de l'insecticide filmogène il faudrait d'abord les dépoussiérer, réalise-t-on qu'on laisse perdurer une zone sale, où se reproduisent sans arrêt mites ou triboliums, bien plus vecteurs de dissémination de poussières et germes que si on faisait le nécessaire pour un traitement insecticide raisonné?

Que les grands responsables des IAA qui interdisent formellement tout toxique en zone de production m'expliquent comment on peut s'y prendre pour se débarrasser du tribolium, qui se reproduit sans cesse depuis cinq ans, sans utiliser un minimum d'insecticide (qui peut être « bio », d'ailleurs)?

Bon, j'accorde des circonstance atténuantes à ces grands décisionnaires que je j'interpelle, car ils sont aussi victimes des « conseils » et « préconisations » de leurs sous-traitant. Les normes prévoient d'ailleurs ce rôle de conseil pour les entreprise extérieures. Or, je suis à jeun d'avoir constaté que les entreprises de 3D, ou leurs fournisseurs, aient fait une analyse critique et constructive des articles normatifs les concernant...

Je n'ai jamais lu, dans leurs plaquettes, publicités, communiqués et supports de conférence, de citations d'articles normatifs. Par contre, désinformations et approximations font flores.

J'ai aussi l'impression très nette d'une espèce de ronronnement et de routine prospère avec des pratiques « tape à l'oeil » (50 postes d'appâtage, dont 40 ne servent à rien et ne sont jamais vraiment contrôlé et maintenus, DEIV capturant une dizaine de moucherons ou moustiques/ jour et quasiment jamais de mites, qui sont la cible principale...), des systèmes informatisés « qui font joli » (alors qu'il s'agit d'usines à gaz opaques pour les non initiés)...

Je pourrai encore citer bien des exemples démontrant que l'IAA et les entreprises de 3D n'ont pas noué un partenariat constructif (cinq ans avec toujours autant de tribolium, ce n'est pas normal!), mais mon propos est plutôt de dénoncer des rumeurs infondées persistantes et des campagnes de désinformation, qui intoxiquent littéralement l'IAA.

Pourquoi se montrer plus royaliste que le roi, quand on est IAA, en empêchant un service interne ou un sous-traitant d'utiliser de manière raisonnée et sûre, des appâts empoisonnés ou de l'insecticide?

J'affirme qu'il est possible de se débarrasser totalement du tribolium ou de la mite (je cite ces deux cas car il s'agit de missions récentes), en mettant en œuvre des mesures et techniques en tout point conformes aux normes, même la plus contraignante (l'AIB).

Or, il se trouve que ces mises en œuvre sont à l'heure actuelle impossibles, du fait d'une lecture incomplète et d'une très mauvaise interprétation des textes normatifs, par une autorité incompétente en matière de lutte contre les nuisibles.

Conclusion classique , je me répète: Et pendant ce temps-là, les souris dansent...

Pierre Falgayrac

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Enterrement de première classe pour le DAPA?  posté le mardi 24 novembre 2009 22:56

Je consulte régulièrement ce site pour me tenir à jour de la réforme attendue du DAPA:

http://clara.chlorofil.fr/index.php

J'observe que dans les derniers textes mis en ligne, il n'y a rien sur cette réforme:

http://clara.chlorofil.fr/index.php?id=81

Et on peut toujours lire à droite à gauche sur les sites des FREDON ou du Ministère de l'agriculture des informations indiquant la nécessité d'en être titulaire et de le renouveler tous les cinq ans, dés lors que l'on a professionnellement à faire avec des produits phytosanitaires.

Oui, mais voilà, les directives européennes phytosanitaire et biocide établissent une distinction dans l'utilisation des produits rodenticides et insecticides selon qu'on les utilise en milieu urbain, ou pour protéger les cultures et stocks agricoles.

Cette distinction très technocratique revient à qualifier différemment un produit actif sur les nuisibles, selon le côté de la porte d'entrée où il est utilisé. C'est à peine caricatural.

La norme NFU 43-500 classe justement les entreprises de dératisation, désinsectisation et désinfection (3D) dans le domaine de l'hygiène publique, où l'on utilise seulement des produits biocides.

Je posais justement la question, dans un précédent article, de la pertinence d'une certification phytosanitaire, ce qu'est le DAPA, pour appliquer des biocides. Précisons que le DAPA est indispensable à la délivrance de l'agrément préfectoral, sans lequel nul ne peut facturer des ventes ou des applications de produits phytosanitaires.

Or, voilà que M. Jacques Dumez, Chef du Service Régional de l'Alimentation à la DRAAF Rhône-Alpes (www,draaf,rhone-alpes,agriculture,gouv,fr) écrit très officiellement ceci à l'un de mes clients souhaitant passer le DAPA pour obtenir cet agrément:

« Suite à notre communication, je vous confirme que dans votre situation, vous n'avez pas besoin d'agrément pour la distribution et pour l'application en prestation de service de produits antiparasitaires à usage agricole et de produits assimilés.

En effet, les entreprises de dératisation, désinsectisation et désinfection, lorsqu'elles interviennent « dans les restaurants, habitations, immeubles et bureaux », sont soumises à la législation relative aux biocides et de ce fait ne sont pas obligées de détenir l'agrément délivré par la DRAAF »

Si ça c'est pas un enterrement de première classe!

On rétorquera que le dispositif CERTIPHYTO est en route. Certes, mais à titre expérimental... Nous sommes justement à l'époque où l'on devrait voir sortir les premières promotions de certifiés. On attend, donc.

Et dans cet intervalle entre la fin du DAPA et l'avènement de CERTPHYTO, il va se passer quoi?

D'abord, il ne serait pas étonnant que d'une région à l'autre, les collègues de de M. Dumez interprètent différemment les textes, vu que déjà, pour le DAPA, il y avait des disparités ubuesques.

Ensuite, nous ne sommes pas à l'abri d'une réforme du DAPA, qui cohabiterait avec CERTIPHYTO, puisque officiellement le DAPA n'est pas mort.

C'est quoi, CERTPHYTO?

Un nouveau recueil expérimental de textes réglementaires, à orientation très agricole, qui « concerne les usages agricoles et non agricoles relevant de l’application en prestation de service, de la distribution et de la préconisation, ainsi que l’acte d’achat des produits à usage professionnel. ».

Attendons donc de voir ce qu'il va en retourner.

Au fait, nous n'avons toujours aucune nouvelle des CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) de la profession...

En tous cas, et à ce jour, la Chambre syndicale 3D pourra se mordre les doigts de son immobilisme si elle voit, dans un proche avenir, marcher sur ses plates bandes les entreprises de services (nettoyage et multiservices) qui ne manqueront pas de s'engouffrer dans la brèche ouverte d'une législation obsolète et incohérente.

A quand une certification spécifique pour les entreprises de 3D, qui ont vraiment du mal à trouver leur place dans le giron du Ministère de l'Agriculture, et qui seraient bien plus dans leur élément avec le Ministère du Développement Durable?

Pierre Falgayrac

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