Accueil Date de création : 13/09/07 Dernière mise à jour : 04/05/12 12:37 / 42 articles publiés

Des souris au Quick de Belleville, la suite!  posté le vendredi 04 mai 2012 12:37

(propos déjà publiés en commenatires de l'article de 20 minutes .fr)

Le buzz sur les souris du Quick de Belleville continue. Sur 20 minutes.fr nous avons droit à l’interview d’un « spécialiste » de la dératisation. http://www.20minutes.fr/article/928063/souris-quick-c-quasiment-impossible-empecher-acces&ct=ga&cad=CAEQAhgAIAAoATAAOABA3YKM_QRIAVgBYgVmci1GUg&cd=J5IdQHBTZ2U&usg=AFQjCNF_bMwgmBdCfxlpJaZA8Ow_uDbQTg

Ses propos révèlent son incompétence du sujet.

Il dit "Mais dans le cas du Quick, ce n'est pas forcément la faute du restaurant, mais souvent celle des clients, qui peuvent faire tomber des frites sur le trottoir et attirer ainsi les souris." Si, c'est la faute du restaurant ! La propreté des lieux où mangent ses clients lui incombe, notamment pour éviter d'attirer rats, souris et blattes. Demandez à Super U et Carrefour, si la propreté de leurs magasin est la responsabilité des clients ou la leur, pour voir...

Il dit aussi "C'est de toute façon quasiment impossible de leur empêcher l'accès. Les souris peuvent passer par un trou de la taille d'un ongle de petit doigt. Et pour les rats, c'est dans un trou de la taille d'un ongle de pouce. En fait, si la tête passe, tout le corps passe... " Oui, et alors ? N'est-ce pas pour ça que son métier existe ? Pour lutter contre les rats et souris qui passent les barrages dérisoires de nos locaux ? C'est à se demander si ce "spécialiste" a vraiment envie de travailler...

Il poursuit "Donc, tant que l'on traite, les rongeurs seront tenus à l'écart. Mais il n'y pas vraiment de solution. On peut les faire partir d'un site avec des produits, mais ils reviendront toujours. Donc, tant que l'on traite, les rongeurs seront tenus à l'écart. Mais il n'y pas vraiment de solution. On peut les faire partir d'un site avec des produits, mais ils reviendront toujours." Faux , faux et archifaux ! Les produits de traitement tuent les rongeurs et ne les font pas fuir. S'il est vrai que les afflux de rats sont constants depuis les égouts, c'est totalement inexact pour la souris, très frileuse, qui ne vit qu'à l'intérieur des locaux. Celles de Quick sont peut-être arrivées dans une livraison (auquel cas Quick est en faute de n'avoir pas vérifier ses approvisionnements), ou depuis un voisin, par les gaines de fluides (électricité, eau, gaz...). Des souris sur le trottoir, comme le prétend le spécialiste, je demande à voir, surtout à Belleville, en cette saison...

Ceci dit, le traitement du Quick est simple : empoisonner une partie des déchets alimentaires jetés à la poubelle, et les présenter au sol, dans des boites d'emballage de sandwich, le soir venu. Si la propreté et le rangement de la cuisine sont irréprochables, les souris n'auront que ça à manger et seront mortes le lendemain matin. C'est tellement simple à mettre en œuvre, qu'un spécialiste ne peut pas y penser, bien sûr...

L'aisance avec laquelle on voit se déplacer les souris (en pleine lumière, alors qu'elles préfèrent la pénombre) indique qu'elles sont là depuis plusieurs jours, et qu'elles ont du laisser des dizaines de crottes et l'odeur de leur urine. Donc, le problème était connu depuis un bon moment, et Quick ne faisait rien, jusqu'au buzz de la vidéo...

Pierre Falgayrac

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Des souris au Quick de Belleville  posté le jeudi 03 mai 2012 23:17

L'info et la vidéo ont fait le tour du Web.

 Considérons la réaction de la haute direction devant le buzz :

 « France Quick regrette la présence inopinée de rongeurs dans son restaurant Quick de Belleville. Ce restaurant dispose d’un contrat permanent de dératisation et fait donc l’objet de passages réguliers de professionnels. Un passage supplémentaire a été immédiatement demandé par la direction. Ce type de nuisance n’est pas une prérogative des établissements de restauration rapide mais un véritable problème pour l’ensemble des établissements commerçants des grandes villes de France ».

Dans le genre langue de bois et « c'est pas ma faute, mais c'est l'autre qui y est », le sublime est tutoyé.

Donc, un simple contrat de dératisation-désinsectisation suffit à être tranquille, puisque des passages réguliers de professionnels sont prévus. Nous ignorons les critères de sélection du prestataire et le contenu du contrat, mais il est clair que le nombre de passages est insuffisant, et du coup, « le passage supplémentaire demandé par la direction du magasin » est du plus ridicule qui soit. Pourquoi ?

La vidéo montre des souris parfaitement à l'aise malgré la lumière, qu'elles n'aiment pas, ce qui indique qu'elles ont l'habitude des lieux, depuis plusieurs jour à l'évidence. Donc, comme elles défèquent une crotte par heure d'activité sur la zone où elles circulent, et qu'elles urinent, le personnel du matin voit, et sent, depuis plusieurs jours, les signes incontestables de leur présence.

Si donc Quick était respectueux de l'hygiène de sa cuisine, le professionnel aurait dû être appelé bien avant que le buzz se produise, point barre.

Mais quelle monstruosité de lire que les souris ne sont « pas une prérogative des établissements de restauration rapide mais un véritable problème pour l’ensemble des établissements commerçants des grandes villes de France ».

Autrement dit, les souris qui se baladent dans la cuisine, Quick n' a pas à s'en occuper, en en plus, tous ses concurrents ont eux-aussi des souris, mais ils ne se font pas avoir par un malfaisant avec un téléphone portable qui filme !

Non, nous ne rêvons pas, ce sont les propos d'un très grand patron de Quick...

Pour lutter contre la souris, il faut du temps et des compétences. Le problème n°1 dans le cas du Quick est la concurrence alimentaire. Une solution est d'empoisonner une partie des aliments jetés à la poubelle, et de les présenter dans la cuisine juste avant la fermeture. Si elles n'ont que ça à manger, donc si la cuisine est bien rangée et nettoyée, les souris seront mortes le lendemain matin.

Ça paraît simple, n'est-ce pas ? Trop simple, sans doute, pour des « professionnels »...

Pierre Falgayrac

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Parution de notre livre "Les rats et les hommes"  posté le jeudi 12 avril 2012 14:21

Bonjour

Vous pouvez commander en ligne notre livre à paraître en septembre, en cliquant sur ce lien :

http://www.lamaisondeditions.fr/livre-des-rats-et-des-hommes.html

Vous y retrouverez certains articles révisés de ce blog, mais aussi plein d'autres choses, notamment une première mondiale: une expérience de dénombrement de rattus norvegicus, le rat d'égout, en ville. Les enseignement tirés de cette expérience permettent de revoir en profondeur les méthodes de dératisation des égouts.

Cordialement

Pierre Falgayrac

www.hyform.com

http://sites.google.com/site/vaeadistance/


 

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Le Passeport Sécurité Individuel  posté le vendredi 30 mars 2012 16:18

C'est la crise, l'activité des entreprises de propreté s'est donc réduite ces dernières années. Mais rassurons-nous, on peut compter sur la FEP pour leur trouver de l’occupation.

Et ce coup-ci, cela donne bonne conscience à tout le monde, puisqu'il s'agit de sécurité !

Nous voulons parler du tout nouveau « Passeport Sécurité » individuel, créé le 18 janvier dernier, par la FEP et quasiment tous les syndicats de salariés, et qui fait l'objet d'une extension de la Convention Collective. Il ne manque que l'arrêté ministériel pour sa mise en œuvre.

Le dispositif prévoit donc une sorte de dossier médical professionnel individuel, qui suivra chaque salarié tout au long de sa carrière, donc lors des changement d'employeur, où entre en jeux la fameuse « annexe 7 ».

L'autre nouveauté est la nomination d'un « salarié référent » en prévention des risques professionnels.

Voilà qui fleure bon de l'activité pour la Médecine du Travail (430.000 salariés dans la propreté..), et quelques complications pour les TPE et PME...

Non pas que nous méprisions les dispositions prises pour assurer plus de sécurité dans le métier (ce serait le comble en tant qu'IPRP habilité !), mais nous craignons des surcoûts pas très justifiés pour les TPE-PME, qui devront régler des visites médicales très onéreuses (au regard de ce coûte une consultation chez un médecin libéral) à la MT, et des emplois du temps perturbés.

Ce texte sanctionne aussi le Document Unique, au sens où il ne suffit plus à superviser l'ensemble de la sécurité dans l'entreprise, alors que pour l'établir, l'employeur est censé avoir procédé à une évaluation exhaustive des besoins...

Ce n 'est pas grave, car une Commission paritaire nationale santé-sécurité est également créée pour suivre les priorités de la branche dans le domaine de la prévention/sécurité. Elle étudiera les statistiques accidents du travail/maladies professionnelles, et observera l'évolution des risques professionnels, pour définir les priorités santé et sécurité. Il est même question d'une convention nationale d'objectifs appliquée à la prévention des TMS, en collaboration avec le CNAMTS.

Cela va faire plaisir aux statisticiens de l'INRS, qui réalisent donc que depuis si longtemps on snobe leur travail... Car cela fait des dizaines d'années que leurs chiffres montrent que les TMS (Troubles Musculo Squelettiques) représentent près de la moitié des accidents et maladies professionnelles, et que les sièges des lésions touchent à 75% le tronc, les jambes, les bras et les mains.

Ce serait si simple d'obliger les employeurs à faire régulièrement suivre à leurs salariés une formation en gestes et postures spécifiquement adaptée à leurs besoins, et d'exiger de la MT qu'elle vise le Carnet de Santé que tout un chacun possède déjà.

Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-ce pas ?

Pierre Falgayrac

www.hyform.com

 

 

 

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Le DAPA et CERTIPHYTO sont morts, vive pas grand chose!  posté le samedi 25 février 2012 15:16

Le site officiel Chlorophyl a été mis à jour le 1er février 2012, et présente en ligne les textes d'octobre 2011, qui signent l'arrêt de mort du DAPA et du dispositif expérimental CERTIPHYTO, et la naissance de la Certification Individuelle Phytopharmaceutique.

Le lien est : http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-referentiels/formations-et-diplomes-textes-officiels-et-documents/certificats-individuels-professionnels-produits-phytopharmaceutiques.html

Nous en avons déjà décrit les grandes lignes et présenté quelques commentaire dans un précédent article http://hyform.blogspace.fr/2734707/Ou-l-on-reparle-du-DAPA/

Nous revenons sur le sujet car la liste des établissements habilités pour faire passer cette certification est publiée, et pour souligner d'emblée que cette nouvelle certification n'est pas accessible par la VAE, donc illégale !

Il avait fallu attendre plusieurs années pour que le DAPA soit accessible par la VAE. Faudra-t-il aussi attendre aussi longtemps pour le Certificat Individuel? Ce serait étrange, car le législateur semble avoir tenu compte de la plupart des reproches qui étaient faits au DAPA.

Ainsi, il s’agit enfin d’une certification individuelle, et une harmonisation des contenus et des durées est établie. Il est même précisé que les centres habilités doivent « s’informer sur les spécificités de l’activité professionnelle des stagiaires et les problématiques environnementales du lieu où ils exercent leurs fonctions ». 

Il serait donc légitime d’espérer enfin des contenus pertinents pour les applicateurs des PCO (pour « Pest Control Organisation » - entreprises de dératisation, désinsectisation et désinfection). A part que la première liste des organismes habilités mentionne tous les CFPPA qui s’occupaient du DAPA (plus les Chambres D'agriculture et quelques FREDON), dans lesquels on ne trouve que très exceptionnellement des experts de la lutte contre les nuisibles. Nous ne nous avançons guère en supposant qu’ils doivent se compter sur les doigts d’une main, pour la France entière.

Pourtant, quelles connaissances essentielles sont-elles nécessaires pour utiliser le moins possible de produits phyto et biocides ? La compréhension des étiquettes et fiches techniques des produits, ou la connaissance des arthropodes et rongeurs cibles ? Les deux, assurément. Mais à l'heure actuelle, c'est un peu comme si on exigeait des certifiés qu'ils connaissent bien les ingrédients et dosages d'une recette de cuisine, sans exiger qu'ils la mette en œuvre et la serve aux clients.

Le Certificat Individuel Biocide, qui correspondrait bien à la réalité des PCO, est toujours en gestation, et son dispositif est calqué sur celui du Certificat phytopharmaceutique. De là à déduire que les centres de formations habités pour le second le seront automatiquement pour le premier, il y a un pas que nous franchissons sereinement : les petits arrangements entre amis sont une constante en politique, car il s'agit bien de politique, puisque tout est géré par des ministères.

Nous nous félicitions des progrès certains que ces nouvelles certifications apportent, mais nous déplorons que leur maitrise d’œuvre demeure dans les mêmes mains : c'est un excellent moyen pour que les choses ne progressent pas trop vite !

Nous œuvrons actuellement à la procédure d'habilitation d'un centre de formation à orientation PCO , puisque les nouveaux textes prévoient, en quelque sorte, une « ouverture à la concurrence des OF ». Dire que c'est un long parcours du combattant tombe sous le sens...

Donc, à ce jour, il n'y a toujours pas de certification pertinente pour les PCO, mais les donneurs d'ordres demandent aux entreprises d'exhiber un agrément. Qui n'existe pas... Heureusement que ceux qui avaient un DAPA valide ont obtenu automatiquement leur Certificat Individuel Phyto. Ce qui permet à leurs entreprises d'être « en règle ». Les distraits, négligents ou nouveaux arrivants dans le métier sont marrons, par contre...

Voilà comment après avoir enterré le non regretté DAPA et son cousin CERTIPHYTO, on peut fêter pas grand chose...

Pierre Falgayrac

www.hyform.com

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