Accueil Date de création : 13/09/07 Dernière mise à jour : 14/01/12 10:28 / 37 articles publiés

Planning des formations  posté le vendredi 09 décembre 2011 20:47

Cet article présente le planning des formations programmées pour les mois à venir et sera mis à jour régulièrement.


       - Dératisation, désinsectisation et lutte contre les nuisibles en milieu agroalimenataire,

à Montpellier, les15 et 16 mars 2012

Formation dense et complète qui s'adresse aux novices comme aux applicateurs expérimentés, et qui permet le renouvellement du DAPA, ou son obtention par la VAE.


    - Connaissance des produits, gestion des odeurs et entretien des sols

à Nice les 30 et 31 janvier 2012

Comment n'être plus victime de la publicité et des commerciaux pour choisir des produits de nettoyage, comment désodoriser sans encrasser les sols, comment optimiser l'entretien des sols durs en évitant traces et remises en état périodiques.


      - Elaboration ou révision du document unique

                                      à Narbonne le 2 février 2012

 Analyse du décret et des publications de l'INRS et l'ANACT, mise en place en direct de votre document unique avec une application Excel offerte.

 

     - Entretien et rénovation des moquettes, tapis et tissu

à Toulouse le 3 février 2012

Connaissance des revètements textiles, leurs fibres et leurs modes de pose; techniques, matériels  et produits utilisables.


Dératisation, désinsectisation et lutte contre les nuisibles en milieu agroalimenataire,

à Bordeaux, les 9 et 10 février 2012

Formation dense et complète qui s'adresse aux novices comme aux applicateurs expérimentés, et qui permet le renouvellement du DAPA, ou son obtention par la VAE.


 

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Où l'on reparle du DAPA  posté le mardi 04 octobre 2011 18:30

     Monsieur le Président de l'honorable Chambre Syndicale 3D fait le point sur la réglementation dans le dernier numéro de Nuisibles et Parasites Information (n°71 août-sept. 2011). Ne sont abordés que la réforme de la certification des personnes et de l’agrément des entreprises dans le domaine phytosanitaire, et non pas « l'ensemble des 3D comme c’était le cas à présent ». C'est toujours le Ministère de l'Agriculture qui est maître d’œuvre du texte la réforme.

     Il s'agit en fait d'un relooking de CERTIPHYTO, dénomination en passe d'abandon. Passons en revue la nouvelle usine à gaz :

     - Certification individuelle à deux niveaux : Applicateur et Décideur

     - Au moins un Décideur par entreprise

     - Certification accordée :

        - 1/ Par équivalence avec un diplôme existant obtenu il y moins de 5 ans, dont le DAPA

        - 2/ Un QCM direct

        - 3/ Une formation de 2 ou 3 jours, selon que l'on vise le titre d'Applicateur ou Décideur

     - Certification valable 5 ans et renouvelable par une formation de 2 jours

     - Négociation pour aligner cette durée à 10 ans, comme pour les agriculteurs

     - Sur les rails :

        - Guide explicatif du Ministère

        - Kit de préparation à audit par la CS3D

        - Collaboration avec les organisations professionnelles des Espaces Verts et Paysagistes./


     Mais pourquoi tout ce travail et ce formalisme pour des entreprises dont l'essentiel de l'activité est l'application de produits biocides et très rarement des phytosanitaires ? Franchement, les applicateurs 3D ont-ils vraiment besoin de savoir comment régler les buses d'un pulvérisateur agricole ? C'est pourtant un des points clefs de la certification !Imagine-t-on le temps perdu par tous les applicateurs (oui, « perdu » !) pour quérir ces certifications ? Et l'argent que ça représente ?

     Par contre, sans doute les établissements agréés pour dispenser les formations ont fait le calcul de la manne qui leur est ainsi promise... Tout ceci signifie-t-il qu'à terme les applicateurs et leurs décideurs seront contraints de passer une autre certification, « Biocide » celle-là, et régie par le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable ? Mais quel métier prestigieux que celui de la lutte contre les nuisibles, exigeant deux certifications de deux ministère différents !

     Rappelons que les biocides sont utilisés en hygiène publique, et les phytosanitaires en agriculture. Les entreprises de Dératisation/ Désinsectisation/ Désinfection exerçant dans le domaine de l'hygiène publique, elles devraient donc relever du MEDD (c'est en cours de route, mais rien de concret pour l'instant).

     Vraiment, nous ne comprenons pas pourquoi la CS3D tient à rester dans le giron de l'agriculture, et se complaît dans un immobilisme BCBG. Pourquoi immobilisme ? Parce qu'encore une fois, dans les programmes de certification il n'y aura aucun module portant sur la biologie des rongeurs et insectes nuisibles visés par les produits phytosanitaires ! Or, si l'on veut réduite l'utilisation des pesticides quels qu’ils soient, n'est-ce pas aussi en connaissant bien le mode de vie des rongeurs et arthropodes cibles ?

     De l'art de tourner en rond, avez-vous dit ?

                        Pierre Falgayrac www.hyform.com

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Ça y'est, on marche sur la tête  posté le samedi 30 juillet 2011 17:18

 Je Journal Officiel vient de publier l'Arrêté du 27 juin 2011 « relatif à l'interdiction d'utilisation de certains produits mentionnés à l'article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime dans des lieux fréquentés par le grand public ou des groupes de personnes vulnérables ».

 En résumé, il est désormais interdit d'utiliser des produits phytopharmaceutiques bénéficiant pourtant de l'Autorisation Ministérielle de Mise sur le Marché (AMM) « à moins de 50 mètres des bâtiments d'accueil ou d'hébergement des personnes vulnérables situés au sein des établissements mentionnés au II de cette même annexe, sans que cette interdiction s'applique au-delà de la limite foncière de ces derniers.

(...) L'utilisation (de ces produits) est interdite dans les :

  • parcs, les jardins, les espaces verts et les terrains de sport et de loisirs ouverts au public,
  • cours de récréation et espaces habituellement fréquentés par les élèves dans l'enceinte des établissements scolaires,
  • espaces habituellement fréquentés par les enfants dans l'enceinte des crèches, des haltes-garderies et des centres de loisirs,
  • aires de jeux destinées aux enfants dans les parcs, jardins et espaces verts ouverts au public,
  • centres hospitaliers et hôpitaux et établissements de santé privés ,
  • maisons de santé et maisons de réadaptation fonctionnelle,
  • établissements qui accueillent ou hébergent des personnes âgées, des personnes adultes handicapées ou des personnes atteintes de pathologie grave.»

 L'arrêté dispose par ailleurs que s'il faut toutefois traiter (contre les rats et les souris, par exemple), l'accès aux lieux sera interdit au public pour la période du traitement et qu'un balisage et un affichage seront mis en place avant le début du traitement.

 Pourquoi faire simple alors qu'on peut faire compliqué?

 Considérons pour commencer la norme NFU 43-500, qui précise un cadre organisationnel qualitatif pour les prestations de dératisation-désinsectisation. Bien que non obligatoire, de plus en plus en plus d'entreprises de 3D appliquent volontairement cette norme, qui prévoit déjà tout ce que l'arrêté mentionne (information, affichage, balisage, traçabilité des traitements).

 Qu'a-t-on besoin de cet arrêté pour continuer à faire comme avant ? Oui, bien sûr, tous les prestataires n'appliquent pas la NFU 43-500, mais les titulaires des marchés publics et autre appels d'offres doivent montrer patte blanche et sont réputés, de fait, pour l'encadrement et la traçabilité de leur travail. Non ? Ah bon...

 Abordons ensuite, la question des produits toxiques. Rappelons qu'une même spécialité rodenticide (toxique pour les rongeurs), sera qualifiée de biocide selon qu'elle sera utilisée à l'intérieur des locaux, ou de de phytopharmaceutique (ou phytosanitaire) à l'extérieur.

 Avec un bémol qui a son importance. L'arrêté du 26/04/88 défini trois groupes de rodenticides utilisables à l'intérieur des locaux et leurs abords immédiats.

 On peut voir ici le bon sens du législateur (eh oui, ça arrive parfois!) qui prend acte qu'une dératisation ne peut pas toujours se cantonner à l'intérieur des locaux et qu'il convient de traiter leurs abords.

 Oui mais...

 Quid de la définition « d'abords immédiats » d'une maison de retraite ou d'une école ? Selon l'interprétation qu'en feront les autorités chargées de l'exécution du nouvel arrêté, on devrait assister à des situations ubuesques, surtout avec le produit biocide utilisé à l'intérieur qui devient phyto dans le jardin...

 Quid de la limite de 50 mètres et des limites de propriétés ? Le voisin d'une aire de jeux d'enfants pourra répandre la quantité de poison qu'il veut le long de sa clôture non étanche...

 Quid du traitement d'une gare, où circulent des personnes « vulnérables » que l'arrêté entend protéger ? Ceux qui se souviennent du feuilleton des rats de la gare saint-Lazare savent que les rodenticides doivent être appliqués alors que voyageurs et cheminots vaquent à leurs occupations, et qu'il est pas envisageable de fermer une gare pour dératiser...

 Quid de la planification et l'organisation d'une campagne de traitement ? Je doute que des personnes incompétentes mais ayant autorité agissent toujours avec pertinence, notamment en tenant compte des saisons (car c'est un paramètre à considérer pour les rongeurs). La lourdeur de la « mise en scène » (car c'est bien ce que décrit l'arrêté) d'une dératisation d'un parc public ne va pas dans le sens de la paix sociale. Fermer le parc pendant plusieurs jours va faire hurler ! Surtout qu'on ne verra pas beaucoup les dératiseurs s'activer pendant tout ce temps. Pensez donc ! Placer des postes d'appâtage et les contrôler ne nécessite pas une armée à plein temps...

 Voilà à quoi on en arrive avec une profession qui ne travaille pas aussi bien qu'elle sait devoir le faire, et avec des politiques obnubilés par le principe de précaution (et les élections à venir). On va donc dératiser moins souvent qu'il ne faudrait, mais en grande pompe, ce qui va coûter cher à la collectivité et affoler inutilement des populations « vulnérables » et leurs familles.

 Car le fond du problème, une nouvelle fois, est la connaissance du fond du sujet, pas de son emballage. La lutte contre les rongeurs urbains nuisibles doit se faire avec discrétion, information et traçabilité, en perturbant le moins possible les activités des humains et leurs animaux domestiques.

 Avec ce nouveau décret, c'est raté !

 Mais avec des « professionnels » qui répandent des informations fausses sur les rats (cf  http://www.20minutes.fr/article/704957/montpellier-des-rats-veux-tu-voila-long-lignes-3-4 trouvez les erreurs! ; http://quartierdhauteville.over-blog.com/article-amis-des-animaux-et-leptospirose-75858304-comments.html#anchorComment ), qu'espérer de mieux ?

 Pierre Falgayrac

http://www.hyform.com/

 

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De la compétence des Services Hygiène  posté le lundi 23 mai 2011 21:44

 Une de mes relations travaillant comme serveuse/vendeuse au rayon fromage et charcuterie d'une prestigieuse enseigne de grande surface de la banlieue parisienne me rapporte les faits suivants. Je précise que cette personne est fiable, qu'elle n'est pas au courant de mon initiative et qu'elle n'a nulle intention de nuire à son employeur et tient à conserver son emploi.

 Le rayon est infesté de souris qui, parfois, circulent en plein jour dans les étals réfrigérés de service à la coupe.

 Chaque matin, l'équipe de serveuses nettoie plus d'une centaines de crottes réparties dans les vitrines et sous celles-ci.

 En suivant, elles jettent des poulets crus, prévus pour la rôtissoire mais entamés par les souris, des fromages de chèvres sérieusement grignotés ou souillés par des déjections, et « tournent du bon côté » les autres fromages « pas trop abimés »... Le personnel du rayon se plaint aussi de l'odeur laissée par les souris (leur urine sent en effet très fort), mais disons qu'avec les odeurs du fromage, « ça le fait ».

 Il va sans dire que les services de l'hygiène passent régulièrement, mais aux heures d'ouverture. C'est à dire qu'il y a un bon moment que les employées ont fait le ménage et que tout semble bien propre. Et comme les contrôles portent surtout sur la paperasse et les températures des frigos et vitrines, il n'y a ni vu ni connu et les souris dansent, donc...

 Voilà de quoi poser une nouvelle fois la question de la compétences des décideurs et services de contrôle, sur un sujet qui n'a jamais été abordé dans leurs parcours qualifiants, mais qui relève néanmoins de leurs prérogatives: La lutte contre les nuisibles.

 Et sur ce sujet précis des souris, c'est d'autant plus patent, qu'un simple coup d'œil à l'arrière des vitrines réfrigérées et sous celles-ci permettrait de détecter et sentir leur présence, surtout que si l'on en voit parfois dans la journée, c'est qu'elles abondent!

 Nous ne commenterons pas l'attitude de la direction du magasin, qui connaît le problème et ne fait rien, si ce n'est qu'il est difficile d'avoir confiance dans les normes qualitatives ostentoirement affichées par le magasin.

 Pierre Falgayrac

 

 

 

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Contribution à l'enquète du Ministère du Développement Durable sur les biocides  posté le dimanche 22 mai 2011 23:16

L'intitulé exact est « Etude: Quelles formations et quelles mesures pour sécuriser l'application professionnelle, la vente et le conseil des produits biocides? »

Ce qui suit est le copié/collé d'un mail envoyé au signataire de la Lettre de Mission.

Bonjour Monsieur Schwoerer

J'ai attentivement pris connaissance de votre lettre de mission, qui m'a été transmise par la Société ALCIMED, dans le cadre de son enquête.

 Je suis en mesure de vous apporter une contribution, sur la base de mes quinze années d'expérience en formation professionnelle sur les thèmes "dératisation, désinsectisation et désinfection", et d'accompagnement en VAE pour l'obtention ou le renouvellement du DAPA.

 Pour information, une requête "formation dératisation" sur Google, Bing, Voilà ou Yahoo vous permettra de constater que mon site et mon blog se présentent plusieurs fois en première page des résultats. Par ailleurs, certains articles de mon blog s'inscrivent tout à fait dans la logique de votre étude.

 Toujours pour information, je joins mon CV, qui vous éclairera sur mes compétences.

 J'en viens enfin aux points soulevés dans la lettre de mission, relativement à la formation des professionnels de la dératisation et désinsectisation.

 1/ Il n'y a pas de filières de formation initiale pour les applicateurs de produits biocides et/ou phytosanitaires dans le cadre de l'hygiène publique (cf NFU 43-500). A ce jour l'essentiel des formations professionnelles continues pour ce public est assuré par les fabricant et/ou revendeurs de produits, s'appuyant sur leur réseau de commerciaux pour recruter des stagiaires. Ce mélange des genres est malsain, quoique puisse s'en défendre les intéressés , arguant d'une « neutralité » du contenu de leurs formations; ce qui ne peut tromper personne, tant les intérêts communs croisés sont évident. En effet, une formation est nécessaire pour le renouvellement du DAPA...

 A l'exemple de la législation imposant une séparation nette entre les garagistes automobiles et les centres de Contrôle Technique Automobiles, il semble raisonnable de séparer les formations 3D des intérêts commerciaux des vendeurs de produits. Il est clair que l'effet pervers de la Directive Biocide est qu'une molécule et/ou un produit fini homologué a coûté cher, et qu'il convient d'en assurer un retour sur investissement. Qui peut croire que les formations proposées par les fabricants et revendeurs restent étrangères à cette logique? 

On peut d'ailleurs noter que la Chambre Syndicale 3D fraie ouvertement avec les formulateurs et revendeurs de produits biocides et phytosanitaires, qui constituent la majorité des intervenants conférenciers lors de ses journées techniques. Quel autre syndicat professionnel réunit dans ses adhérents fournisseurs et clients? Au moins l'esprit de lobbying est assumé, et on comprend que le domaine de la formation des applicateurs soit relativement opaque, et pose donc problème. 

Le plus sidérant, est que la NFU 43-500 avalise cet état de fait en prônant la formation des nouveaux applicateurs par le « compagnonnage », c'est à dire par la formation dispensée « sur le terrain » par les collègues plus expérimentés. Que peut bien valoir un tel enseignement, sachant qu'il n'y a jamais eu de formation initiale pour les « enseignants », et que s'il y a des mauvaises manières de faire, elles seront reproduites à l'envi? Je ne suis pas étonné que bien des applicateurs confirmés que j'ai eu en formation aient fait part du besoin « de changer leurs habitudes de travail »... 

Ceci étant, je crains que si l'Etat légifère sur ce sujet en imposant des formations « neutres » dispensées par ses soins dans des lycées agricoles, on retombe de Charibe en Scylla. J'en veux pour preuve la fin de non recevoir qui m'a été présentée par plusieurs Lycées Agricole à qui je proposai d'intégrer un véritable module « dératisation et désinsectisation » dans leur programme de renouvellement/obtention du DAPA. Et je suis à jeun d'avoir trouvé de véritables spécialistes du sujet dans les équipes pédagogiques s'occupant du DAPA... 

Notons aussi une erreur de fond commise par la profession, qui réclame de nouveaux rodenticides, au motif que ceux disponibles aujourd'hui dans le cadre de la Réglementation Biocide sont inefficaces. C'est en fait l'aveu qu'on a mal dératisé pendant des années. Pour des histoires de rentabilité évidentes, on a confondu un travail de trappeur avec celui de pharmacien, une attitude de semeur/ épandeur avec celle d'un stratège. 

Quand la presse et les médias s'inquiètent des études scientifiques démontrant qu'insectes ou rongeurs sont immunisés contre des pesticides déversés en trop grande quantité, ne dénoncent-ils pas, de fait, l'incompétence des applicateurs?

J'en veux pour exemple la dernière étude de M. Pascal Delaunay publiée dans le dernier numéro de Nuisibles et Parasites Information sur la punaise des lits. Une méthode mécanique d'éradication, sans biocides, a été présentée. Quels applicateurs la connaissaient ou ont eu accès à cet article? Or, il est scientifiquement acquis que la résistance de la punaise des lits aux biocides classiques est la conséquence de l'épandage (inutile) de trop grandes quantités d'insecticides!

 2/ Parlons maintenant du DAPA, dont on attend toujours la réforme, et qui est inopérant pour les applicateurs d'entreprises 3D (cf courrier de M. Jacques Dumez, Chef du Service Régional de l'Alimentation à la DRAAF Rhône-Alpes, cité ici http://hyform.blogspace.fr/1933079/Enterrement-de-premiere-classe-pour-le-DAPA/), et de CERTIPHYTO, deux certifications totalement inadaptées aux besoins des applicateurs en hygiène publique. Elle relèvent d'ailleurs du Ministère de l'Agriculture, et il ne faut pas s'étonner de leur orientation, donc, très agricole. Pourquoi donc imposer ces certifications au professionnels de l'hygiène publique? Faut-il citer une nouvelle fois ce bon Lafontaine qui différenciait le rat des champs du rat des villes?  

Dit plus prosaïquement, il s'agit de certifications de type « pharmacien », alors qu'un bon dératiseur/ désinsectiseur doit être un « docteur » recourant le moins possibles aux « médicaments ». Je m'explique. Les populations de rongeurs commensaux sont inféodés à la quantité de nourriture disponible. Ils vivent en société hiérarchique et sur un territoire qui n'a que faire des limites créées par les hommes. Leur empoisonnement exige une enquête préalable relevant de compétences de « trappeur », et pas de chimiste ou de pharmacien. Cette enquête préalable doit permettre d'évaluer le territoire infesté et donc la quantité de poison à appliquer et, tout aussi important, résoudre la question de la concurrence alimentaire.

 En effet, quel attrait peut bien avoir pour des rats du blé ensaché depuis des mois dans du plastique, alors que du blé frais est disponible dans le silo infesté, ou de la viande dans les poubelles entreposées sur le trottoir? Je souligne une nouvelle fois que j'ai trop souvent vu des appâts choisis et déposés en dépit du bon sens, surtout de la part des services hygiène communaux. Or bien des applicateurs avaient suivi des formations pour le renouvellement du DAPA... Il y a donc aujourd'hui un véritable problème du contenu des formations proposées par les fabricants/ revendeurs et les Lycées Agricoles, et toujours l'abération du « compagnonnage » avalisé par la NFU 43-500.

 Que penser d'un futur CERTIBIOCIDE? Que si son contenu reprend la logique du DAPA et de CERTIPHYTO, on va tourner en rond. Un applicateur de biocides devrait savoir en utiliser le moins possible, et pour ce faire il conviendrait qu'il connaisse au mieux les rongeurs et/ou arthropodes cibles. Il serait donc souhaitable que le contenu du référentiel CERTIBIOCIDE fasse la part belle à la biologie des rongeurs et insectes dits nuisibles, plutôt qu'à des notions de chimie ou des problématiques agricoles.

 Pour résumer:

- Interdire à ceux qui ont intérêt à vendre des produits à dispenser des formations (ce qui inclue aussi le recours à leurs commerciaux pour assurer des formations dans des centres indépendants);

- Revoir en profondeur le DAPA et/ou intégrer dans CERTIBIOCIDE des modules conséquents sur la biologie des nuisibles et les techniques de lutte raisonnée;

- Inciter l'Education nationale et le Ministère de l'agriculture à inclure dans leurs référentiels la connaissance des nuisibles courants et les moyens de lutte raisonnée.

Etant actuellement en cessation d'activité suite à un accident de la circulation (handicap de 80%), et n'ayant plus de revenus professionnels, je ne peux pas me déplacer sur Paris, mais je reste à votre disposition par mail et téléphone pour poursuivre ou étoffer cette contribution, si bien sûr vous la jugez opportune.

Cordialement

Pierre Falgayrac

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